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Un corps sain, dans un environnement sain.

Recyclage : L’art contre la jacinthe d’eau

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L’artiste camerounais Samuel Py Dipoko transforme cette plante aquatique qui assèche les cours d’eau, en tableaux et accessoires de décoration.

Samuel Py Dipoko devant un tableau fait à base de jacinthe d'eau

Samuel Py Dipoko présente une de ses toiles faites à base du recyclage de la jacinthe d’eau. Crédit photo: Mathias Mouendé ngamo

A Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala 4ème au Cameroun, Samuel Py Dipoko est lancé depuis quelques années dans le combat contre la jacinthe d’eau. L’ancien député de la nation a créé une galerie, Art-Ecolo-Culture, spécialisée dans le recyclage de cette plante aquatique qui menace les cours d’eau. L’artiste transforme cette « sorcière végétale » en tableau et en objet de décoration, tels les tapis, les canaris, les sacs-à-main, les chapeaux. Samuel Py Dipoko se procure la matière première dans la rivière Bipélé à la sortie Ouest de la ville. Le cours d’eau est recouvert de jacinthe à perte de vue, empêchant la navigation sur ce bras du fleuve Wouri.

La jacinthe pêchée, est étalée au soleil pendant près d’un mois. Après séchages, aux fibres flexibles obtenus, on y ajoute de la colle pour représenter différentes formes sur la toile. Au milieu des tableaux de la galerie, il y a la toile baptisée «changement climatique », pour sensibiliser sur les effets du réchauffement planétaire. Près de 70 Kg de jacinthe d’eau sont pêchés et revalorisés chaque mois à la galerie Art-Ecolo-Culture. « Tous les affluents du fleuves Wouri sont couverts par la jacinthe d’eau. C’est une plaie de la nature », indique  Joe Kessy, directeur artistique de la galerie.

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La jacinthe d’eau sur un ras du fleuve Wouri. Crédit photo: Mathias Mouendé ngamo

Joe Kessy cite au rang des difficultés, l’absence de matériel adéquat.

« La maroquinerie à base de la jacinthe d’eau relève de la valorisation des ressources naturelles tant souhaitée. Cette activité entraine et surtout motive l’enlèvement de cette plante qui accélère l’assèchement des cours d’eau par le phénomène physique de la transpiration. La présence de la jacinthe dans un cours d’eau est un facteur d’accélération du changement climatique »,

explique Didier Yimkoua, environnementaliste.

Mathias Mouendé Ngamo

 

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Auteur : mouenthias

Bonjour chers tous. Je suis journaliste et blogueur camerounais. Je réside à Douala. Mon souci à travers mes articles est d'informer, de former les citoyens et de provoquer en eux un changement positif de comportements. Le but final est d'obtenir, en tout lieu sur la planète terre, "Un corps sain dans un environnement sain". La sauvegarde de l'environnement est le gage d'un meilleur lendemain. Soyons tous des éco-citoyens. Vous pouvez me contacter par e-mail à l'adresse mouenthias@yahoo.fr Bonne lecture

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