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Opération « Mercredi propre » à Douala

Un gros tas d'ordures au lieu-dit Ngodi au quartier Akwa à Douala Photo Mathias Mouendé Ngamo

Un gros tas d’ordures au lieu-dit Ngodi au quartier Akwa à Douala Ceédit Photo: Mathias Mouendé Ngamo

Les rues des quartiers de cet arrondissement sont nettoyées tous les mercredis, à l’occasion de la « journée hebdomadaire intégrale de propreté ».  
Les rues des différents quartiers de l’arrondissement de Douala 1er au Cameroun affichent peu à peu un nouveau visage. Les odeurs nauséabondes qui embaumaient l’atmosphère à certains recoins de la ville se dissipent au fil du temps. Les gros tas d’ordures qui jonchaient les caniveaux se font de moins en moins présents. Pour cause, les jeunes de Douala 1er ont décidé de se mettre ensemble pour relever le pari de la salubrité en participant à la « journée hebdomadaire intégrale de propreté ». L’initiative lancée par la mairie le 1er octobre 2014 vise à favoriser l’émergence d’un nouvel ordre urbain où il fait bon vivre. Ainsi, tous les mercredis, les bureaux et les commerces sont fermés entre 6h et 9h. Durant cette période, les populations sont appelées à mettre un peu de propreté près de chez-eux.  

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L’enfer près du Wouri à Mambanda

Insalubrité. La proximité au fleuve, le cadre de vie et le non respect de certaines règles d’hygiène exposent les habitants de ce quartier populaire de Douala 4ème à diverses maladies.    

Douala, 25 août 2014. Des commerçantes du marché Mambanda vendent près des tas d'ordures. Crédit photo @Mathias Mouendé Ngamo

Douala, 25 août 2014. Des commerçantes du marché Mambanda vendent près des tas d’ordures. Crédit photo @Mathias Mouendé Ngamo

Si un cas de virus Ebola arrivait à être détecté à Mambanda, quartier populaire de Bonabéri, il viendrait à coup sûr du lieu-dit Pêcheries, nom de baptême attribué à une berge du fleuve Wouri où l’activité de vente du poisson et du bois se développe depuis plusieurs années. Lareine Chokouatou, infirmière brevetée, en est convaincue. En service au Centre de santé Le Samaritain situé à quelques kilomètres seulement des Pêcheries « Douala Beach » et « Bamenda Beach », la jeune dame soutient que ce lieu peut servir de porte d’entrée au virus, puisque des pêcheurs Nigérians y accostent régulièrement pour vendre du poisson aux commerçants camerounais. L’infirmière craint que le virus Ebola en circulation dans le pays voisin, où plus de dix personnes ont déjà été tuées, ne s’invite au Cameroun en passant par Mambanda. « Le choléra était parti des Pêcheries !», se rappelle Lareine Chokouatou. Elle relève que la formation sanitaire où elle officie avait, en 2012, détecté deux cas de choléra. Les patients avaient été référés à l’hôpital de district de Bonassama pour la prise en charge.

Ebola n’est certes pas détecté au Cameroun pour l’heure, mais la psychose s’est déjà installée à Mambanda. Lire la suite